Quimper. Une association propose des cours de russe

L’association russophone de Cornouaille propose des animations culturelles et linguistiques qui mettent en valeur le monde russe.

Sabina Domorak, à l’origine de l’association russophone de Cornouaille, présente les marionnettes utilisées pour ses cours de russe. Photo OUEST-FRANCE

« Je suis très attachée à mes racines slaves et c’est avec beaucoup de plaisir que je partage la langue et la culture russe » . Depuis le mois de juin 2018, Sabina Domorak propose des cours et des animations culturelles russes à Quimper. Elle espère en faire « une référence pour cultiver l’amitié entre les communautés » . 9 enfants sont inscrits à ces séances qui éveillent l’intérêt pour le monde russe.

« Je veux que ces cours soient le plus ludique possible, on chante, on danse et nous organisons des événements culturels typiquement russes. Le but est d’ouvrir l’esprit des enfants et d’échanger. Nous faisons venir des produits de Russie et d’Ouzbékistan, des marionnettes originales, faites à la main, des friandises… Depuis peu, nous organisons aussi des cours pour les adultes. Des Bretons passionnés par la culture russe et sa langue nous ont rejoints » . Sabina Domorak parle avec passion du monde russe et de l’Ouzbékistan où elle se rend chaque été pour voir sa famille.

Descendante de famille russe

Sabina Domorak est quimpéroise, mais elle est née à Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan. C’est une descendante des familles russes qui se sont installées dans ce pays d’Asie Centrale. Dans les années 1980, elle vit alors une « enfance très heureuse. Mon père était sculpteur. Et ma mère, journaliste et francophile, m’a inscrite dans une école française, dès mes 6 ans » , confie-t-elle. Elle est ensuite venue en France pour étudier l’économie et s’y est finalement installée.

« Avant d’habiter Quimper, je vivais à Versailles avec mon époux et nos 4 enfants. Ils fréquentaient une école russe, dans laquelle j’étais très investie comme bénévole. Puis, nous avons suivi mon mari, qui dirige le Printemps à Brest. Mais je voulais que mes enfants puissent continuer à parler russe. J’ai donc eu l’envie de créer une association russophone en Cornouaille. »

Avec bonheur, elle se remémore le spectacle organisé pour le Noël russe, début janvier. 60 personnes s’était réunies à Quimper. Elle prépare activement le Maslenitsa, l’équivalent russe du Mardi gras. Une fête « très chaleureuse » qui marque traditionnellement la fin de l’hiver en Russie. Les membres de l’association russophone invitent les amoureux de la Russie et les curieux à y assister, le 9 mars, à la Maison pour tous de Penhars.

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Article publié le 25 janvier 2019